Sifnos, instants choisis #1

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Plus que de simples vacances, elles sont devenues de vraies retrouvailles, ces journées passées à Sifnos. Nous revenons cette année encore, et retrouvons Margarita, qui nous accueille avec chaleur et discrétion, Yanis le boulanger qui nous raconte tant de choses en grec, que je ne comprends pas, Katerine qui nous apporte avec sourire de quoi reprendre quelques forces, à midi. Et puis l’échoppe à souvlakis, la taverne qui sent bon le poisson, les balades sur la plage, tard le soir, et les baignades dans la mer à peine fraîche, le matin, avant même de boire un café. Le ciel bleu, le soleil, le bruit des vagues, le bonheur de lire, de rêvasser, de faire une pause. Repos. Paradis. Oui, paradis.

Une robe de bal ou de mariée ?

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Tous les mercredis soirs, nous avons rendez-vous « couture ». Il s’agit de recycler/réutiliser/voir les choses sous un autre angle, en somme. Bien souvent, les idées fusent, les ciseaux s’emballent, et chacune se plonge dans la réhabilitation de son vêtement.

Frédérique nous a proposé un projet (fou), celui de concevoir une exposition. Il fallait un thème, un fil directeur ; nous avons choisi le conte, car chacun a en tête une histoire, un personnage, une morale. Pour rendre le projet plus rock&roll, nous avons décidé de créer un carambolages de contes de fées : personnages, attributs symboliques, objets, ambiance seraient imbriqués les uns dans les autres. Toujours est-il qu’il faut commencer à coudre, broder, bricoler et avoir de nombreuses idées.

C’est bien par hasard que j’ai jeté mon dévolu sur cette nuisette toute légère et surannée. Il y avait dans un sac, sur la table, des disques de toile écrue. J’en ai fait des fleurs. Peu à peu cousues sur l’encolure. Elle pourrait être une robe de soirée, une robe de mariée, celle d’une princesse égarée. Que sais-je. Elle me fait penser à tout cela à la fois et la lumière, ce soir, était parfaite pour la photographier.

La Bergerie Nationale de Rambouillet

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Aïnhoa : « Je suis allée à la Bergerie Nationale de Rambouillet. J’ai vu des vaches, des chèvres, des moutons, des lapins, des chevaux, des ânes, des volailles, des cochons. On a fait un tour en calèche. C’était trop bien ! »

Quand Aïnhoa embarque un petit appareil photo pour la première fois lors de sa sortie de classe, ça donne ça. Et 143 photos d’animaux… Je n’avais pas eu la possibilité de l’accompagner cette année, aussi j’ai été particulièrement émue de vivre cette sortie à travers ses petits yeux, fixés, à en voir les photos, sur toute la faune de la Bergerie. Elle a écrit ce commentaire toute seule, corrections en sus. Elle me fait craquer. C’est ma mini-Belette adorée !

New York, I miss You #4

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Le Jour #4 est aussi le dernier… Nous décidons de faire quelques emplettes pour les enfants sur la Cinquième Avenue : Nike Town, Lego et la grande boutique Nintendo feront (ont fait, d’ailleurs) des heureux ! J’en profite pour aller au MoMA, sur notre lancée : entre les expositions temporaires et les collections permanentes, le podomètre s’emballe. Nous sommes encore prêts à arpenter quelques blocks pour déjeuner des (meilleurs ?) hot-dogs de NYC : c’est dans le Grand Central Terminal que ça se passe. Cette gare immense se visite et ressemble presque à une petite ville, tant il y a de boutiques et de monde. Il y a la queue chez Shake Shack mais le hot-dog servi avec des frites au fromage en vaut la peine. D’ailleurs, il vaut mieux ne pas avoir de grand sujet de discussion à l’heure du déjeuner, tant il y a de bruit dans ce hall ! Nous marchons ensuite jusqu’à Union Square Park, croisons l’incroyable Flatiron Building qui semble fait de carton pâte, et finissons l’après-midi par une dernière séance de shopping : Fishs Eddy pour redécorer la maison, OMG où l’on trouve deux jeans pour le prix d’un, et un tour chez Duane Read pour faire le plein de cosmétiques écolo Burt’s Bees. Nous ne pourrons pas, ce jour, atteindre les 20 kms à pied dans la journée, car il est temps de rejoindre l’hôtel pour repartir à l’aéroport.

Il nous faudra donc revenir pour découvrir Harlem, le Bronx, le Queens, quelques plages… Un beau programme à venir, en somme.

JR, I love You #3

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Le soleil brillait fort, le troisième jour. C’était parfait pour notre visite à Ellis Island, passage obligé par la Statue de la Liberté. Nous avions choisi la visite « décalée » de l’île : le Hard Hat Tour, qui permet de visiter les bâtiments laissés à l’abandon réinvestis par le travail très émouvant de l’artiste français JR. La visite – avec casques de chantier – est passionnante ; ne pas oublier de réviser son anglais avant tant il y a de détails à comprendre. De retour sur Manhattan, l’ascenseur émotionnel n’a pas fini de grimper sur le site du Ground Zero, sur lesquelles étaient érigées, avant 2001, les Twin Towers. Aujourd’hui, d’impressionnantes fontaines figurent leur emplacement. Emotion. Nous décidons de déjeuner dans le City Hall Park, tout en fleurs, avant de remonter encore quelques blocks pour atteindre les quartiers de Tribeca, Soho, Noho et Nolita. Le Drawing Center fait office de pause culturelle et la Thompson Street regorge de boutiques vintage. En arrivant à Greenwich village, nous nous arrêtons au Park West 4th Street pour regarder les joueurs de basket s’affronter dans les playgrounds, même si je craque plutôt pour les camionnettes à glaces. Dans la Bleecker Street, Murray’s cheese, une incroyable boutique de fromages, côtoie Amy’s Bread, une adorable bakery. La brioche à la cannelle et le café frappé seront parfaits pour le goûter. Puis direction le Chelsea market : dans ce marche couvert au look industriel, sont regroupées les meilleures enseignes alimentaires. On y trouve notamment The Lobster Place, qui propose un sandwich au homard accompagné d’un sachet de chips à déguster au comptoir. En toute simplicité ! On monte ensuite sur la High Line, cette ancienne voie ferrée aérienne a été réaménagée avec beaucoup de goût, pour profiter des derniers rayons du soleil. N’ayant pas encore atteint les 20 kms à pieds ce jour, nous filons jusqu’à Times Square à la nuit tombée. C’est une autre vie, une autre ville, des écrans, du bruit, la foule dans tous ses excès. Ça y est, nous en avons assez, il nous faut rentrer. Oh miracle, sur le chemin du retour, Minus Celsius croise notre route : on y prépare sous vos yeux des rouleaux de glace du parfum de votre choix. Si l’endroit ne paie pas de mine, l’expérience est divine !

Brooklyn, I love You #2

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Deux fois, nous sommes allés à New York, et pas une nous n’avions marché jusque Brooklyn. La journée #2 faisait donc partie de ma Wish List ! Nous avons débuté par le Botanic Garden, un vaste parc qui regroupe également quelques serres… et beaucoup de touristes japonais. Une bouffée d’air vert avant la pause déjeuner, chez Roberta’s cette fois. A croire qu’il n’est point nécessaire de faire trop de pub à l’extérieur, car derrière ce pas de porte bien peu attrayant se cachent une immense salle au look industriel un peu vieilli et une production effrénée de pizzas (délicieuses !). Pour ne pas perdre le rythme de la balade, nous arpentons ensuite les rues alentours, découvrant du graf à tout coin de rue et des petites boutiques comme je les aime : Friends regroupe quelques pièces de créateurs actuels, Risk une sélection pointue de vintage et Fine and Raw du chocolat à n’en plus pouvoir respirer. D’un coup de métro, nous regagnons le « nord » de Brooklyn. Artists and Fleas market est un marché de créateurs plutôt chouette mais très touristique. Il est temps de (re)faire une pause et c’est un donught qu’il nous faut ! Nous sommes prêts à reprendre le métro pour goûter les meilleurs de Brooklyn, chez Dough, et le détour en vaut la peine. Il y a ce petit banc, devant la boutique, en plein soleil, qui le rend encore meilleur. Puis direction le bord de l’eau ; il nous faut retraverser le pont, à pieds cette fois, et il est long… De retour à Manhattan, l’épicerie fine Gourmet Garage fera l’affaire pour le dîner à l’hôtel. 20 kms à pieds, ça use les souliers…

New York, I love You #1

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Nous voilà de retour dans la grisaille et le froid parisiens après avoir passé quatre jours extraordinaires et printaniers dans la Big Apple. Nous avions déjà visité cette ville incroyable en 2002 et 2009 ; nous avons donc décidé, cette fois, de laisser de côté les incontournables sites touristiques pour arpenter les rues à la recherche de nouvelles adresses. Pari gagné : 80 kms à pied en à peine 4 jours et quelques découvertes, dans la foulée, si vous avez l’occasion de vous y envoler !

Le premier jour, mon appareil m’a joué un tour. J’ai donc marché toute la journée sans pouvoir prendre une seule photo de notre parcours. Je n’ai pas manqué, le lendemain, de garder trace de notre « quartier », à la lisière de Chinatown : en sortant de l’hôtel, nous sommes passés, chaque jour, entre les cartons de légumes et de poissons destinés aux restaurants du coin, avons croisé le camion des pompiers et l’imposante façade d’Obey. Cette première journée, donc, nous avons pris le métro et sommes directement allés au Guggenheim Museum – quelle chance : l’expo Fischli and Weiss était prolongée – puis, en descendant quelques blocks, nous avons visité le MET qui présentait notamment une série d’oeuvres non terminées. Pour le déjeuner, il nous fallait du burger hype et c’est dans le hall du Parker Meridien que la bonne adresse est secrètement gardée : le Burger Joint se cache derrière un grand rideau mais une fois passée la petite porte, c’est dans une ambiance très animée qu’on mange un des meilleurs burgers de NY. Requinqués, nous avons descendu Broadway, l’Amoureux ayant quelques emplettes à faire au NBA store. Trop de bruit et trop de foule nous ont pourtant poussés à reprendre le métro jusque Canal Street qui marque la frontière du charmant quartier de Soho, plus calme, plus huppé, mais néanmoins animé. Une pause chez Olive’s s’imposait : lemonade et cookies maison, à avaler sur le pas de la porte en regardant les badauds passer. Le temps de marcher encore jusqu’à Chinatown et l’envie de dîner (et de s’asseoir !) était déjà là : le Egg Shop était l’endroit parfait après cette longue journée. 20 kms à pieds au compteur. Jour #2 à venir.

Street bavoir

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Ce bavoir aux airs de street art était pour Owen, un petit garçon que je ne connais pas mais qui va être sacrément stylé en buvant son biberon, je n’en doute pas !

C’est l’occasion, sans transition, de vous signaler que je m’envole quelques jours vers la Grande Pomme. Au programme : expos, burgers et repos relatif, puisque l’expérience londonienne a prouvé que le trek citadin, c’est éreintant, finalement. Je vous promets donc, à mon retour, un reportage en bonne et due forme !

Teinture végétale

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Ce matin, la joyeuse équipe de l’atelier de couture est allée se perdre un peu plus dans la vallée de Chevreuse. Destination : l’antre d’Elodie Petel, teinturière. Le recyclage des vêtements étant le socle de notre cours du mercredi soir, il nous fallait poursuivre avec les pratiques de teintures réalisées à partir de végétaux récupérés une fois la soupe prête et autres plantes trouvées dans la forêt. Elodie nous a expliqué la façon dont on extrait la couleur d’une plante/écorce/feuille/racine, ce qu’on peut en faire (peinture ou teinture), les techniques de préparation ainsi que les procédés de macération. Parmi les tissus naturels à teindre, j’ai craqué pour le chanvre doublé de soie, absolument sublime, qui ne « prend » pas la couleur avec la même intensité de chaque côté. Elodie pratique également la laine feutrée et en fait des chapeaux, des bottes, ou encore des éléments décoratifs à coudre sur un vêtement. On peut encore frapper des feuilles sur un coupon et en fixer la trace grâce à une mixture spéciale. Un stage à la journée, au week-end, ou encore à la semaine est tout à fait possible, sur demande. J’ai hâte de teindre ma propre étole de soie avec des pelures d’oignons. Le comble du chic, isn’t it ?