La veste Poulbot

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Il y a parfois des commandes spéciales, très précises, qui traînent un peu faute de temps et de matériel adéquat. Cette veste militaire arborant un Poulbot dans le dos devait se faire pour Noël. Le canevas n’a pas été si facile à trouver, et pourtant j’en ai croisé des dizaines au cours de mes expéditions Emmaüs… Le voici donc bien fixé, auréolé d’un passepoil doré. C’est le kitsch assuré, assumé. Yapluka l’offrir, et le voir porté !

Le duo « pochette + compo » de Jojo

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Le pater est sans doute la figure la plus compliquée à satisfaire. C’est sur lui que nous bloquons tous les ans. A part des kilos de thés et de chocolat, il est difficile de trouver de nouvelles bonnes idées. Cette année, on prend sur soi, donc, et comme le handmade est le thème que je me suis fixé, pas question de déroger à la règle. Une petite composition réalisée à partir d’une vieille photographie achetée sur une brocante, agrémentée de transferts vintage, le tout sur un fond de papier trouvé dans un vieux numéro de Flow, et on obtient une image d’Epinal qui fait écho aux dernières aventures familiales. Une pochette en toile robuste, pour compléter : ça servira toujours à ranger quelques papiers ou crayons, voire quelques chocolats, le cas échéant. Est-ce que ça a fait mouche ? La frénésie du déballage collectif ne l’a pas dit. C’était, en tout cas, réalisé avec amour.

Le bureau d’écolier

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Nous avions 7 et 8 ans, peut-être. L’univers du « travail de bureau » nous fascinait. Nous prenions des tas de petits documents à la Poste, des trucs qu’il fallait remplir avec nom, prénom, adresse. Et nous passions des après-midis entières à jouer à l’administration sur ce bureau, alors installé dans une pièce de la ferme, dans laquelle Mémé stockait des vieilles choses – paniers cassés, chaises estropiées, ficelle et sacs de grain. C’était l’été. C’était bien avant de choisir d’autres voies professionnelles, mais quelles parties de jeu studieuses ! Le petit bureau lui, est toujours là, sur pied, et prêt à prendre la relève auprès d’autres jeux d’enfants. Le plateau était quand même en bien mauvais état : il a fallu poncer et boucher les trous avec de la pâte à bois. La peinture à tableau noire a permis de cacher encore un peu les irrégularités du bois avant de faire l’objet, à son tour, de coups de craies colorées. Un coup de peinture sur la structure métallique – du rouge basque, bien sûr – et voici le bureau bressan de notre enfance prêt à revivre encore une fois dans le petit coin de Miss Aïnhoa.

La brocante de Roissiat

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L’été, c’est le temps des brocantes. Et le 15 août, c’est le jour de LA brocante : celle de Roissiat, adorable petit village au pied des contreforts du Jura. Dans les rues de pierres, les étals se succèdent. Parmi vieilleries et antiquités, on déniche toujours l’objet « indispensable ». Cette année, j’ai craqué pour des brocs à eau rose et deux paires de gants en cuir, qui complèteront parfaitement mon début de collection. Plus qu’à briquer un peu tout ça pour enlever poussière et terre. J’ai quand même été hyper raisonnable…

Une robe de bal ou de mariée ?

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Tous les mercredis soirs, nous avons rendez-vous « couture ». Il s’agit de recycler/réutiliser/voir les choses sous un autre angle, en somme. Bien souvent, les idées fusent, les ciseaux s’emballent, et chacune se plonge dans la réhabilitation de son vêtement.

Frédérique nous a proposé un projet (fou), celui de concevoir une exposition. Il fallait un thème, un fil directeur ; nous avons choisi le conte, car chacun a en tête une histoire, un personnage, une morale. Pour rendre le projet plus rock&roll, nous avons décidé de créer un carambolages de contes de fées : personnages, attributs symboliques, objets, ambiance seraient imbriqués les uns dans les autres. Toujours est-il qu’il faut commencer à coudre, broder, bricoler et avoir de nombreuses idées.

C’est bien par hasard que j’ai jeté mon dévolu sur cette nuisette toute légère et surannée. Il y avait dans un sac, sur la table, des disques de toile écrue. J’en ai fait des fleurs. Peu à peu cousues sur l’encolure. Elle pourrait être une robe de soirée, une robe de mariée, celle d’une princesse égarée. Que sais-je. Elle me fait penser à tout cela à la fois et la lumière, ce soir, était parfaite pour la photographier.

Brocante de printemps

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Ce dimanche doux et ensoleillé a sonné le début des brocantes, ici et là. Que de monde dans l’allée pour traquer la bonne affaire. Suis-je plus difficile ou alors le choix était-il moins alléchant ? Toujours est-il que je n’ai pas trouvé grand chose, ce matin, mais ne pouvais décemment pas repartir les mains vides. Cette jolie cloche en verre était parfaite(ment inutile) ! J’ai acheté en sus deux succulentes, pour remplacer celles que Panpan, alors en manque de printemps, avait croquées. Histoire de la mettre en scène, j’ai testé la recette de gâteau à la betterave tirée du très chouette livre Les nouveaux gâteaux au yaourt. Sur l’assiette vintage colorisée par Miss Stéphanie, alias Marie Lloyd, ma cloche était absolument parfaite !

Photographies brodées d’histoires

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Lors d’une escapade à Avignon, j’avais acheté ce lot de vieilles photos sur une brocante de quartier. Certaines ont déjà fait l’objet de collages à partir de décalcomanies trouvées au même endroit. Il me restait celles-ci et l’envie de me raconter d’autres histoires. De fil en aiguille, j’ai eu envie de broder ces images anciennes : du fil argenté dans les jets d’eau, sur la rivière ou le lac ; une silhouette sur le macadam, qui semble retenir l’attention des passants amassés sur le bord de la route ; une inscription à la bombe sur le muret de cette jolie demeure… Ou comment redonner une autre histoire à ces photos vieillies et anonymes.

La Pochette canevas

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Après le délire robe et jupe, il me restait une bande assez large de mon grand canevas. C’était précisément ce qu’il me fallait pour coudre une pochette grand format, pour les 30 ans de Miss Cha. J’ai ajouté une doublure en Liberty dans les mêmes tons et laissé la bordure brute du canevas, imprimée « Les Biches ». « Où sont-elles ? », m’a demandé Aïnhoa. Sur le plastron de ma robe, il est vrai. Ce canevas aura fait de l’usage, comme dirait ma grand-mère. Heureusement, les vacances sont là et il y aura sûrement un petit Emmaüs à caler dans notre périple en Bresse.

La veste Torero

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C’est un stock de petits canevas que m’a donné Miss Kentucky, suite à mon toc des derniers mois : la robe, la jupe, et même la veste. J’en ai donné aux copines et me suis demandée ce que j’allais faire du reste. Très jolis mais petits, colorés, ils vont souvent par deux. Ce devait être des petits exercices de canevas, à l’école (?). Et puis deux d’entre eux ont trouvé leur place sur ma veste bordeaux, dénichée dans un Emmaüs il y a quelques années. Je les ai cousus avec du fil de pêche, en guise d’épaulettes. Et je vais au bureau habillée en petit torero. Mon côté espagnol : Olé !

Robe Biches

Dans la série canevas, il y a encore la robe biches. Le modèle de la robe/blouse Areli proposé par la République du chiffon était parfait pour mettre en valeur, sous forme de plastron, le motif phare de mon canevas. Après avoir réalisé la jupe, il me restait un grand pan de canevas et assez de lainage pour me faire une robe. Le passepoil doré, c’est la touche finale parfaite, me semble-t-il. Les biches ont enfin trouvé leur place. Et j’ai encore de quoi bricoler coudières, pochette, broche ou que sais-je dans le morceau qu’il me reste… Affaire à suivre, donc. En attendant, si vous dénichez des canevas dans les brocantes, jetez-vous dessus ! On en fera quelque chose.