Le Crozet

IMG_3038 IMG_3041 IMG_3042 IMG_3048 IMG_3080IMG_3085 IMG_3117 IMG_3129

Les vacances au Crozet, c’est renouer avec la nature, le rythme de la journée, les histoires de Pépé et Mémé, leurs envies et leurs soucis, qui ne sont absolument pas ceux que l’on rencontre en ville. C’est aussi les tablées familiales autour d’oeufs coque et de gigantesques plateaux de fromages. C’est surtout, une fois par semaine, la virée à Emmaüs pour déposer quelques sacs de fringues et objets, puis racheter autant de trésors qui, sans doute, repartirons l’été suivant. Les vacances au Crozet, c’est se retrouver, de temps en temps, dans de belles images de Depardon. Les vacances au Crozet, c’est sacré.

DD brodée

DSC00114 DSC00129
DSC00137

Il n’est pas toujours évident de faire le cadeau des UN an. Il y a toujours trop de jouets, de vêtements, un peu trop de consommation. J’aime bien l’idée que ce premier cadeau soit symbolique, reste. Alors oui, il est parfois inutile, mais j’aime à penser qu’il restera gravé dans un coin de tête, qu’il sera peut-être même conservé et ressortira du placard des nombreuses années après. Toujours est-il que l’adorable Andrée fêtait ce premier anniversaire il y a quelques jours. Ses parents sont drôles et attachés aux symboles, il fallait du concept, du jeu (de mots), du joli, aussi. J’ai décidé de broder des dés sur un mouchoir ancien déniché dans une brocante. Cela fait référence au jeu, donc, mais également à son petit surnom, Dédée. Sur une chemisette ancienne, un citron qui a la banane fera sans doute ressurgir a private joke du côté de mon frère. Un joli emballage, fignolé par les cartes numéros de chez Papier Tigre, fera le reste. C’est certainement un cadeau qui touchera davantage les parents que la fillette, mais je suis sûre que cela fait partie des présents « qui restent »…

La veste Poulbot

DSC09376 DSC09378 DSC09386

Il y a parfois des commandes spéciales, très précises, qui traînent un peu faute de temps et de matériel adéquat. Cette veste militaire arborant un Poulbot dans le dos devait se faire pour Noël. Le canevas n’a pas été si facile à trouver, et pourtant j’en ai croisé des dizaines au cours de mes expéditions Emmaüs… Le voici donc bien fixé, auréolé d’un passepoil doré. C’est le kitsch assuré, assumé. Yapluka l’offrir, et le voir porté !

Le duo « pochette + compo » de Jojo

DSC08613

DSC08611

DSC08616

DSC08612

Le pater est sans doute la figure la plus compliquée à satisfaire. C’est sur lui que nous bloquons tous les ans. A part des kilos de thés et de chocolat, il est difficile de trouver de nouvelles bonnes idées. Cette année, on prend sur soi, donc, et comme le handmade est le thème que je me suis fixé, pas question de déroger à la règle. Une petite composition réalisée à partir d’une vieille photographie achetée sur une brocante, agrémentée de transferts vintage, le tout sur un fond de papier trouvé dans un vieux numéro de Flow, et on obtient une image d’Epinal qui fait écho aux dernières aventures familiales. Une pochette en toile robuste, pour compléter : ça servira toujours à ranger quelques papiers ou crayons, voire quelques chocolats, le cas échéant. Est-ce que ça a fait mouche ? La frénésie du déballage collectif ne l’a pas dit. C’était, en tout cas, réalisé avec amour.

Le bureau d’écolier

dsc08394dsc08381 dsc08383 dsc08385 dsc08386 dsc08388 dsc08389

Nous avions 7 et 8 ans, peut-être. L’univers du « travail de bureau » nous fascinait. Nous prenions des tas de petits documents à la Poste, des trucs qu’il fallait remplir avec nom, prénom, adresse. Et nous passions des après-midis entières à jouer à l’administration sur ce bureau, alors installé dans une pièce de la ferme, dans laquelle Mémé stockait des vieilles choses – paniers cassés, chaises estropiées, ficelle et sacs de grain. C’était l’été. C’était bien avant de choisir d’autres voies professionnelles, mais quelles parties de jeu studieuses ! Le petit bureau lui, est toujours là, sur pied, et prêt à prendre la relève auprès d’autres jeux d’enfants. Le plateau était quand même en bien mauvais état : il a fallu poncer et boucher les trous avec de la pâte à bois. La peinture à tableau noire a permis de cacher encore un peu les irrégularités du bois avant de faire l’objet, à son tour, de coups de craies colorées. Un coup de peinture sur la structure métallique – du rouge basque, bien sûr – et voici le bureau bressan de notre enfance prêt à revivre encore une fois dans le petit coin de Miss Aïnhoa.

Inspiration(s), respiration, digestion

dsc08267dsc08272 dsc08297 dsc08310 dsc08311 dsc08349dsc08268

Des images d’ici ou d’avant, des paysages inspirants, des retrouvailles, au fond des placards, des recettes à en perdre la tête, des moments à essayer de saisir le temps en plein vol, puis à le relâcher, puisque tout est bon. « Comme dans le cochon », dixit Pépé. On approuve, on savoure ces instants…

La brocante de Roissiat

DSC07335 DSC07337

DSC07339

L’été, c’est le temps des brocantes. Et le 15 août, c’est le jour de LA brocante : celle de Roissiat, adorable petit village au pied des contreforts du Jura. Dans les rues de pierres, les étals se succèdent. Parmi vieilleries et antiquités, on déniche toujours l’objet « indispensable ». Cette année, j’ai craqué pour des brocs à eau rose et deux paires de gants en cuir, qui complèteront parfaitement mon début de collection. Plus qu’à briquer un peu tout ça pour enlever poussière et terre. J’ai quand même été hyper raisonnable…

Pays basque, instants choisis #2

DSC06779 DSC06789 DSC06804 DSC06893 DSC06944 DSC06973 DSC07189

Nous étions « perdus » dans les collines basques, entre les brebis et les chevaux, sur la route du fromage, région de l’Ossau-Iraty par excellence. Randonnées, dégustations de gâteaux à la confiture de cerise, de fromage de brebis, de vins d’Irouleguy, balade entre France et Espagne via le chemin des contrebandiers, parties de pelote et concert d’orgue… cette étape était verdoyante et idyllique. Elle s’est terminée par une fiesta familiale mémorable. Agur !

Sifnos, instants choisis #1

DSC06556DSC06558
DSC06553 DSC06483 DSC06441 DSC06418 DSC06393 DSC06366 DSC06362
Plus que de simples vacances, elles sont devenues de vraies retrouvailles, ces journées passées à Sifnos. Nous revenons cette année encore, et retrouvons Margarita, qui nous accueille avec chaleur et discrétion, Yanis le boulanger qui nous raconte tant de choses en grec, que je ne comprends pas, Katerine qui nous apporte avec sourire de quoi reprendre quelques forces, à midi. Et puis l’échoppe à souvlakis, la taverne qui sent bon le poisson, les balades sur la plage, tard le soir, et les baignades dans la mer à peine fraîche, le matin, avant même de boire un café. Le ciel bleu, le soleil, le bruit des vagues, le bonheur de lire, de rêvasser, de faire une pause. Repos. Paradis. Oui, paradis.