La lavande de l’été en sachet d’hiver

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dsc08092 dsc08094 dsc08098 dsc08100 dsc08102C’était la lavande sur laquelle les abeilles se sont posées tout l’été. Elle embaumait la terrasse, on se croyait ailleurs, plus au Sud, malgré le vent frais de la fin août. J’ai fini par la couper et la faire sécher au four, tout bas, près de deux heures. Avec des chutes de tissus (je savais bien que j’avais raison de garder ces tout petits coupons !), nous avons confectionné des sachets de coton, tous différents. Aïnhoa et ses mains délicates m’ont aidée à les rembourrer de brindilles et de fleurs de lavande séchée. Une couture à la main un peu maladroite mais tellement plus jolie pour les fermer et le tour était joué ! Nous glisserons dans nos tiroirs la lavande de cet été en attendant les beaux jours.

Le sweat brodé

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J’avais un col en dentelle, crocheté par ma grand-mère. Qu’en faire ? Il était parfait pour adoucir ce sweat tout gris. Mais une fois cousu sur le col en jersey, j’ai eu envie de prolonger un peu et de broder avec un fil argenté : une tasse, d’abord, puis « No milk today » ensuite. Ne me demandez pas pourquoi, c’est venu comme ça. La chanson, peut-être. C’est le sweat de la rentrée, que je serai heureuse d’enfiler quand les matins et les soirées seront plus frais, ou quand j’aurai envie de partir travailler en pyjama en sweat brodé.

Et le vieux sac devint neuf !

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C’était un « vieux » sac en cuir gris, mais de taille parfaite : ni trop grand ni trop petit. Je l’ai retrouvé en rangeant mes affaires – Konmari style, on n’y échappe pas – et j’ai eu envie de lui donner une seconde vie. Un petit pot de peinture pour cuir, couleur argent, un pinceau brosse, et en une soirée, il a retrouvé le droit de sortir du placard. Exit petites taches et cuir abîmé, on ne voit plus que l’argent briller !

L’agenda de rentrée

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C’est un rituel auquel je ne déroge jamais : chaque été, je réalise mon agenda de la rentrée. Cela me rappelle le choix des fournitures quand j’étais plus jeune, que j’adorais retourner à l’école après deux mois d’été… et que je n’avais pas trois listes de fournitures à acheter désormais ! Je commence donc par acheter un agenda très simple ; seul impératif : qu’il y ait les fêtes à souhaiter toute l’année à l’intérieur. Puis je fouille dans mes revues, mes photos, mes stickers, les jolis papiers de chocolat ou encore les tickets de métro utilisés à l’étranger, bref, tout ce qui me rappellera de bons souvenirs dans l’année. La semaine dernière, j’ai déniché quelques cartes postales vintage sur une petite brocante de Montalivet, et je jette mon dévolu sur l’une d’elles. Je retrouve un papier japonais, m’amuse à découper des lapins et des fleurs que je replace sur la photo choisie. Je colle tout sur l’agenda dépourvu de sa vilaine couverture en plastique, et une fois que je suis satisfaite de ma composition, je plastifie avec un morceau de plastique autocollant.
Tadaaaaam ! Unique et original, mon agenda me rappellera toute l’année mes vacances au bord de l’océan et mon goût pour la brocante.

Photographies brodées d’histoires

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Lors d’une escapade à Avignon, j’avais acheté ce lot de vieilles photos sur une brocante de quartier. Certaines ont déjà fait l’objet de collages à partir de décalcomanies trouvées au même endroit. Il me restait celles-ci et l’envie de me raconter d’autres histoires. De fil en aiguille, j’ai eu envie de broder ces images anciennes : du fil argenté dans les jets d’eau, sur la rivière ou le lac ; une silhouette sur le macadam, qui semble retenir l’attention des passants amassés sur le bord de la route ; une inscription à la bombe sur le muret de cette jolie demeure… Ou comment redonner une autre histoire à ces photos vieillies et anonymes.

Boots dorées

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C’est ma paire de boots préférée, et pourtant il lui manquait un petit « je ne sais quoi » pour la rebooster un peu. En rangeant, je suis tombée sur une boîte de copeaux à dorer, jamais utilisée. Le flash ! Après avoir verni puis bien essuyé mes chaussures, j’ai appliqué de la colle forte (Néoprène, ici, mais peut-être une colle vernis ou colle à bois serait-elle plus adaptée, sur le cuir), avec un pinceau, sur divers endroits de la bottine. Et j’ai posé les copeaux jusqu’à les coller complètement. Prise dans mon élan, j’ai fini par vider la boîte sur les zones de colle. Il y avait des copeaux partout, sur le bureau et au sol, assez magique, carrément magnifique, hyper volatiles, ces copeaux, que je retrouve encore sous les meubles… Une fois que tout a séché, j’ai appliqué un imperméabilisant, histoire de fixer le tout. Avec le temps et l’usure, les plaques dorées vont finir par se patiner. J’en remettrai peut-être une couche (d’or). En attendant, on regarde mes pieds, quand je vais me promener. On devrait toujours avoir une paire de chaussures dorées les jours où on a une sale tête !

La veste Torero

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C’est un stock de petits canevas que m’a donné Miss Kentucky, suite à mon toc des derniers mois : la robe, la jupe, et même la veste. J’en ai donné aux copines et me suis demandée ce que j’allais faire du reste. Très jolis mais petits, colorés, ils vont souvent par deux. Ce devait être des petits exercices de canevas, à l’école (?). Et puis deux d’entre eux ont trouvé leur place sur ma veste bordeaux, dénichée dans un Emmaüs il y a quelques années. Je les ai cousus avec du fil de pêche, en guise d’épaulettes. Et je vais au bureau habillée en petit torero. Mon côté espagnol : Olé !

Diorama « Muffin Time »









Pour faire simple, le diorama est une boîte contenant un décor en volume. Je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à cet article dans le dernier numéro de Flow magazine. Né en Amérique latine, le diorama a ensuite essaimé aux Etats-Unis puis en Europe et a connu un grand succès au XIXème siècle. On peut y mettre des objets, des collages, des cailloux ou des coquillages, l’idée étant de recréer un petit univers qui raconte une histoire, un souvenir, une émotion. J’ai adoré l’idée ! Je garde quantité de boîtes en carton qui, me dis-je toujours, un jour resserviront… Cette fois, j’avais trouvé de quoi faire avec ! Une jolie boîte Birchbox, du papier rétro, une boucle d’oreille solitaire, des fèves en métal, un couvercle de boîte en verre, du biais Liberty : j’ai trouvé dans mes affaires de quoi créer une atmosphère de salon de thé d’antan. La boîte se ferme, cache ses secrets, et puis, une fois ouverte, dévoile une toute petite scène qui me rappelle des histoires d’enfance ou des rêves sucrés. Ma fille adore, je crois que moi aussi.

Un nuage de thé ?

Il faut bien dire que le temps se prête plus aux thés-canapé qu’aux verres-terrasse ces derniers jours… Aussi j’ai décidé de bricoler quelques sachets pour passer le temps et voir la vie en rose en bleu.

Il faut pour cela quelques sachets filtre, du bon thé, du fil, une aiguille, et un peu de patience.

Je ne sais pas s’il y a vraiment une « bonne » technique. J’ai glissé au centre du filtre une cuillère de thé, puis j’ai délicatement cousu un nuage tout autour en emprisonnement les herbes parfumées au centre. Le filtre les retient, ça ne glisse pas trop.

Une fois que c’est fini, on fait un petit noeud, comme on le ferait sur un tissu. Dé-li-ca-te-ment.

Puis on découpe tout autour, en laissant quelques millimètres.

Ce qui est joli, c’est que les nuages n’aient pas tous la même forme. On les emprisonne, le temps de les offrir ou de les faire infuser, dans un autre filtre qu’on ferme avec un joli masking tape. Et le tour est joué ! Patience et simplicité pour un effet assuré !

Le thé n’en sera que meilleur. Je fais partie de celles qui pensent que la dégustation visuelle est tout aussi importante que la première bouchée. En un mot, quand c’est beau, c’est meilleur !

Tuto #2 / Le Col-écharpe

Aujourd’hui, on se tricote un col-écharpe qui tient le cou au chaud, même au bureau. C’est une toute petite écharpe qui se ferme par un gros bouton ou, comme ici, une fleur en tissu. Les mailles sont tellement souples qu’on n’a pas besoin de faire une boutonnière ; on enfile le bouton/broche dans une des mailles.

Pour tricoter un col-écharpe, il vous faut donc :
– une pelote de laine moelleuse
– un gros bouton
– savoir faire le point de riz
Monter 10 mailles. Tricoter une maille endroit puis une maille envers et répéter cette alternance tout le rang. Tricoter ainsi 46 rangs (une maille endroit puis une maille envers/une maille endroit puis une maille envers…). Rabattre les mailles. Coudre un gros bouton à une des extrémités. S’enrouler le col-échrape autour du cou. Fermer les yeux. Rêver…