Une autre technique du kintsugi

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Laurette, que je vous ai déjà présentée, avait dans son four de jolies assiettes mais… brisées. Gentiment, elle m’en a données quelques-unes. J’avais bien dernière la tête cette technique japonaise – le Kintsugi – qui permet de réparer les objets en mettant en valeur la faille, le bris, l’aspect cassé. J’ai cherché des kits, malheureusement, c’est assez cher ; c’est en effet un mélange de colle et de poussière d’or, d’où l’effet « Whouaou ! » il faut bien l’avouer. Et puis en fouillant encore, je tombe sur cette pâte Sugru qui me semble magique : elle colle, répare, peut être modelée comme souhaité et devenir solide. Je teste, donc. Et j’obtiens cet effet Kintsugi coloré. Que j’adore ! Ça me donne même envie de casser les trucs un peu moches qu’on n’ose pas jeter !

La maison de la Vieille Mémé

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Nous étions petits et on l’appelait « la Vieille Mémé », en comparaison de notre Mémé, pas si vieille à nos yeux. La Vieille Mémé était la mère de Pépé, et vivait à l’entrée du village, dans une maison de ville toute petite et bien différente de la ferme de son fils, plus loin sur la grand route. Elle était toute jolie, cette enfilade de pièces aux papiers peints fleuris. D’autres fleurs sur les rideaux légers des fenêtres, d’autres encore sur la vaisselle et les verres, et d’autres enfin dans le jardin, dans lequel on mangeait de la brioche et des fruits au sirop en regardant passer les gens dans la rue, pas si passante. Quand il faisait froid, la Vieille Mémé nous préparait des oeufs cuits dans la crème. C’était tout blanc, et jaune, et crémeux, et divin. Car en Bresse, le lait, le beurre, la crème, c’est la vie, enfin. Puis la Vieille Mémé est partie, et la maison a été louée, et c’est lors du départ des locataires, bien âgés, que nous avons pu, à nouveau, la revoir et la visiter. Comme on a en tête des images, des mesures, des odeurs, enfant ; comme tout cela change avec le temps. Et on découvre le grenier, si grand, et l’étable qui accueillait deux vaches, attenante. Et on rêve d’acheter ce morceau de souvenir, en se disant que ce serait une belle lubie. Alors on prend des photos, pour ne pas tout oublier. Mais je crois qu’on ne pourra jamais oublier la Vieille Mémé.

Le manteau de Mère-grand revisité

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Ma grand-mère m’a donné ce manteau, il y a quelques années, qui appartenait, lui, à sa mère. On peut donc calculer rapidement qu’il a près de 100 ans… Je l’ai porté longtemps, « en son jus », malgré les modes qui ne sont plus celles d’antan. Et puis le manteau doux et douillet s’est de plus en plus troué : mites ? usure ? un peu des deux, sûrement… J’ai cherché longtemps la manière dont je pouvais le réhabiliter, et j’ai trouvé l’idée dans le dernier Marie Claire Idées : broder les trous pour les sublimer au lieu d’essayer de les cacher. En guise de boutons – cassés eux-aussi – des macarons de perles donnés par une amie, et assez vintage même s’ils font bling-bling. Le manteau a désormais un nouveau look ! Plus coloré, plus argenté, un peu moins discret. Il vivra encore quelques années !

La veste Chanel de Dédée

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Je déplore ce manque de temps, de soleil et ce problème d’alignement parfait des planètes pour photographier ce fameux manteaux rose – à peine montré sur Instagram pour dire, quand même, que j’en étais venue à bout ! Bref, ce sera fait ce we, je l’espère. En attendant, voici le gilet de berger – que dis-je ! la veste twistée Chanel – de Miss Andrée. Entièrement réversible et cousu dans les coupons de laine et de coton qu’il restait du manteau, ce gilet sans bouton est assez chic, je dois dire, et je suis certaine qu’il sera porté avec le flegme nécessaire par la Jolie Mannequin.

Les bols de Laurette Broll

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J’ai découvert le travail de la céramiste Laurette Broll en allant travailler. Son atelier/boutique étant situé sur le site des fabuleux Grands Voisins, je passais régulièrement devant sans jamais vraiment oser entrer. Et puis Noël est arrivé et j’ai trouvé le prétexte idéal pour la contacter (et lui faire ouvrir sa petite boutique hors créneaux du WE). Laurette façonne des bols, des coupelles, des assiettes mais aussi des théières, des vases – et même des urnes funéraires ! – d’une finesse incroyable, aux couleurs uniques. J’ai craqué sur des assortiments bol/coupelle en jouant avec les couleurs et les tailles. Ces cadeaux, emballés dans mes baluchons japonais, sont des pièces uniques, fait main, et ont été appréciés à leur juste valeur, je l’espère. Et j’ai regretté d’avoir tout offert…

2018

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Que chaque jour soit une fête, que chaque instant soit vécu comme un vrai moment et pas simplement comme l’attente d’un autre que l’on s’imagine forcément plus intéressant.
Ne pas prendre trop de « bonnes » résolutions, car il faudrait les mettre en oeuvre, ensuite, et risquer de ne pas y arriver.
Décider d’être heureux, tout simplement, avec ce que l’on a.
(Note pour moi-même.)

Et porter ces chaussures dorées plus de deux fois par an. Le point, peut-être, le plus important.

Le bonnet turquoise

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L’esprit de Noël doucement m’envahit… C’est toujours le même process chaque année : je pense à tous les cadeaux que je vais coudre, tricoter, réaliser, puis le temps passe et il me faut revoir à la baisse mes désirs et leurs faisabilité. Certains présents, cependant, prennent forme le soir, après ma journée de travail. Et puis dans la série des bonnets – avec le kit Peace and Wool – les modèles pour les plus petites têtes de la famille ne sont jamais très longs à réaliser. Un bon compromis, en somme. Celui-ci sera pour notre Petit Vent…

Les sachets à goûter japonais

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Exit les sacs en plastique ! Pour le goûter aussi, on veut du joli, du doux, du recyclable, surtout lorsqu’il s’agit d’y glisser des parts de cake ou des gros cookies faits maison. Ces coupons de tissu m’ont été rapportés par une magistrate-trotteuse qui est allée jusqu’au Japon, pays des jolies choses par définition. Le coton est épais et agréable au toucher ; les motifs originaux, délicats et amusants, comme savent si bien le faire les habitants du Soleil-Levant. Et puis quand c’est beau, c’est déjà bon. De quoi mettre en valeur, plus encore, cette heure sacrée du goûter.

Le Blouson Balenciaga

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La machine à coudre a pris la poussière ces derniers temps mais c’était sans compter sur ce regain d’énergie ce we ! Deux coupons de tissus récupérés chez une amie + deux après-midis + mettre tout le reste de côté = le blouson Balenciaga again, en mode automne cette fois. J’avais ce lainage (vert/noir, pas hyper fun mais assez chaud) et cette doublure (hyper fun, carrément vintage) qui prenaient de la place dans mes étagères. Après avoir testé la version Bleu de travail et j’ai eu envie de refaire le modèle Balenciaga trouvé dans un numéro de Burda Vintage. L’avantage, une fois que les pièces de patron papier ont été coupées, et que le modèle a déjà été testé, c’est que ça va tout seul ! L’affaire était bouclée en quatre heures. Le pic d’euphorie au max. La classe en bonus !

L’agenda de rentrée

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Septembre est presque terminé et je n’ai pas encore eu le temps de poster mon traditionnel petit agenda de rentrée. Il faut dire que j’utilise (malheureusement) de plus en plus mon agenda électronique pour caler rendez-vous professionnels et obligations ou événements familiaux ; ce sont alors des calendriers partagés à tous coins du téléphone et on s’y perd, de peur de perdre quelque chose… J’aime tout de même utiliser un agenda papier pour rentrer les choses à venir et celles qui sont passées. J’y note aussi les anniversaires, ceux que Facebook ne me livrera pas. Et j’adore feuilleter les agendas des années passées : j’y retrouve des souvenirs en pagaille.
Cette année, j’ai opté pour le tampon de Sardon, qu’on aimerait aussi tamponner sur des tee-shirts et des murs entiers. Des copeaux d’or Pébéo ont fini le boulot. C’était plus radical, cette année, la déco 😉